Lu dans La Dépêche.fr du 21 mars 2014 : 

Corrigé par une amoureuse de l'Université du MIRAIL 

 

"L'Université du Mirail va-t-elle bientôt s'appeler «Université Toulouse Jean Jaurès» [très original comme nom !...] ? Son président, Jean-Michel Minovez, plaide pour cette renaissance [régression ?].

Vous souhaitez changer le nom de l'Université que vous présidez. Pour quelles raisons ?

D'abord, ce projet s'inscrit dans un grand mouvement de changements ou d'évolutions de noms dans les universités françaises [ah bon ?]. Ensuite, il y a 30 ans qu'on parle d'associer le nom de Jean Jaurès à l'université [ah bon ? Bis]. Des discussions ont eu lieu sous la présidence de Rémy Pech (2001-2006) mais aussi de Daniel Filâtre (2006-2012) [et si elles n'ont pas abouti c'est pas pour rien...]. Et puis cela touche au fait que Jean Jaurès est une figure assez extraordinaire. C'était tout à la fois un grand scientifique, docteur d'État et maître de conférences de la faculté des Lettres de Toulouse, un personnage politique de premier plan et connu mondialement. Et puis il est porteur des valeurs qui sont celles qui nous fondent, égalité dans l'accès aux études, laïcité etc [oui, il est vrai, et maintenant c'est un boulevard, une rue, une université. Quel hommage...].

Nous sommes, en France, une des grandes universités de recherche en sciences humaines et sociales [faut pas exagérer non plus]. Le nom du Mirail, qui est une identification très locale [où est le mal ?], celle du quartier d'une ville [et alors ?], ne correspondait pas bien à notre positionnement : l'université comporte 14 campus en Midi-Pyrénées, quatre à l'étranger [ce sera l'occasion pour les étrangers de se demander ce qu'est Le Mirail]. Il fallait un nom qui englobe cette diversité, sans nier notre histoire, nos racines [une bonne partie se trouve au quartier du Mirail justement]. Un nom rassembleur et intégrateur ici, en France et dans le monde [ça tombe bien, le Mirail, c'est tout ça !] à un moment où les universités connaissent de profondes mutations dans un contexte renforcé de concurrence.

Une pétition circule dans laquelle on vous reproche de vouloir marquer vos distances avec le quartier populaire du Mirail ?

Dire cela, c'est avoir une vision erronée de ce projet de changement de nom. Je rappelle qu'après l'explosion d'AZF, en raison des importantes dégradations à l'Université du Mirail, s'est posée la question de savoir si l'on restait sur le site. Avec Rémy Pech, nous avons clairement choisi d'y demeurer [bravo !], d'y investir car nous nous y sentons bien [bah voilà !]. Nous avons dit que notre identité était ici, au Mirail [tout à fait !]. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si nous avons pensé la reconstruction de notre Université en étroite relation avec ce quartier et la ville [hum, concrètement ?]. À titre personnel, j'ai porté une tout autre politique que celle qui m'est reprochée : rester au Mirail et penser sa refondation par rapport à la ville, en amenant la ville dans l'université [superbe idée !]. Au travers des critiques, il y a peut-être un peu de mauvaise conscience : certains craignent qu'en abandonnant le nom du Mirail, on rende les choses plus difficiles dans un lieu déjà marqué par des difficultés [pffff ! Alors là, dire ça c'est vraiment petit !]. Mais, je le répète, la question ne se pose pas en ces termes. Nous restons profondément attachés au Mirail qui continuera à être associé au campus principal [alors gardons son nom ! D'ailleurs, qu'en pensent les habitants du quartier du Mirail ?].

C'est une renaissance ?

Nous sommes dans une phase de changement très important. Nous commençons à avoir une reconnaissance de ce que nous sommes, de la puissance qui est la nôtre. Cela correspond à un moment de profonde refondation liée à la reconstruction. Nous mettons à profit cette période pour changer, créer une nouvelle image, un nouveau nom [on s'est fait reconnaitre avec le Mirail, continuons avec ce nom !]. C'est une nouvelle renaissance de l'Université qui n'oublie pas ce qu'elle est.

Et le nouveau nom ?

Plusieurs propositions sont à l'étude. La plus simple, c'est Université Toulouse Jean Jaurès. Tout le monde connaît Toulouse et la symbolique incarnée par Jean Jaurès [à Toulouse, Jean Jaurès est déjà associé à l'hyper-centre...]." Recueillis par S.B et corrigés par Annacbl.