Corneille-Seul au Monde
On dit souvent que j'ai l'air d'avoir
Tout pour moi mais c'est sans savoir
Des fantômes qui me hantent
Les requiems que je me chante
Je joue au dur chaque jour qui passe
Et les pierres de chaque mur, un jour se cassent
Je suis peut-être la roche qu'on croit
Mais je suis plus fragile que je veux qu'on voit
Maman m'a dit avant de partir
Montre jamais tes faiblesses et dans le pire
Reste fort ravale tes larmes
Car ta fierté restera ta plus belle arme
Donc je sais rire quand il le faut
Mais faut pas croire je craque dès qu'on me tourne le dos
Je marche droit pour ne pas plier
D'ailleurs je chante souvent pour ne pas crier
Quand je pense à la vie
Je fais face à mes nuits
Chaque jour qui se lève me dit que
Je suis seul au monde
Il y a rien à faire, je suis seul au monde
Je peux plus me taire, je suis seul au monde
Je me sens seul au monde
J'hais Noël et toutes ses bêtes fêtes
De famille et tout ce qui rappelle ma plus belle vie
Je suis jaloux de vous les chanceux
Qui prenait votre chair et votre sang pour acquis
J'ai horreur de votre pitié
Je prends très mal votre générosité
Ca fait déjà un bout que je me suffis
C'est pas vrai mais pour être fort c'est ça que je me dis
Quoiqu'il arrive il faut que je reste dans mon rôle
Quoiqu'il arrive il faut pas que je perde mon contrôle
Je pense à moi et avoir le reste du monde
Car avec les années je me suis rendu compte
Que si c'est pas moi se sera personne
Pas moi ni toi ni personne
Ici-bas c'est chacun pour soit
Pour les pauvres et fiers solitaires comme moi
Quand je pense à ma vie
Seul face à mes nuits
Chaque jour qui se lève me dit que
Je suis seul au monde
Des fois je trouve l'amour dans les yeux de l'une
Des fois je trouve un jour dans les bras de l'autre
Et à toutes celles qui m'aiment encore,
Qui m'aiment à tort, qui m'aiment trop fort
Je vous dois ma survie, merci encore
Cela n'engage que nous
Quoiqu'il arrive
Quoiqu'il arrive
Seul au monde, quoiqu'il arrive
Faire du développement et de la recherche au Cameroun
"Si je me présente chez des paysans pour leur donner un gros mot : « sociologie », ils n’ont jamais entendu ce mot. On a la magie du mot chez nous. Tu dis : « sociologie », et pour lui c’est un gros mot ! Si tu dis que tu es sociologue, le paysan il se dit que tu as des connaissances monstrueuses, que tu es inaccessible, presque venue de dieu. Si tu ne prends pas le temps de rendre ta science ordinaire à ses yeux pour qu’il puisse en profiter, ce mot là est directement une barrière. Ajouter le qualitatif de "sociologue" te rends particulier, et le dialogue est directement biaisé. Parce qu’il va se dire : « ah, est ce que moi je suis sociologue pour comprendre ça ! »."
"Quand le chercheur dit : "le paysan perd 80 % de ce qu’il produit", et maintenant que le chercheur va mettre devant la maison du paysan une machine pour transformer les 80 % de ce qu’il perd, le paysan risque de ne pas adopter ça, parce que les 20 % qu’il produit il s’en contente. Mais n’importe qui qui est dans la logique commerciale dit : « non si je lui mets un appareil il va l'utiliser ». C’est le chercheur qui est venu identifier qu’il perd 80 %, mais le paysan n’attend rien. Le chercheur dit : "qu’on lui donne une machine il va seulement sauter dessus !". Le chercheur est souvent étonné que le paysan ne saute pas dessus, mais pourtant les 20 % là, ça lui suffit."
Extrait d'entretien d'un professeur en sciences halieutiques camerounais
Claude Meillasoux-Essai d'interprétation du phénomène économique dans les sociétés traditionnelles d'autosubsistance (1960)
Enfin un article qui coule tout seul et qui exprime ce que j'ai observé sur le terrain au Cameroun !
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/cea_0008-0055_1960_num_1_4_3679
Pray For Forgiveness-Alicia Keys
http://www.youtube.com/watch?v=ccWnKoRt58s
DIAMS-Feuille Blanche
http://www.youtube.com/watch?v=cp-Pxuwcyo8
Je la tourne, la déchire, la gribouille, l'efface, la froisse, la met en boule, la jette, la reprend dans la poubelle, la déchire en milles petites morceaux, la retourne, la mâche... J'en reprends une et je recommence...
Un rêve...
ELDJI et SIXBY-Déco (qui veut dire fécondité en Bambara)
Voici le tube qui passe en boucle sur les ondes Bobolaises. A méditer... C’est l’histoire d’une fille qui s’appelait Amina Qui a quitté ses parents pour aller chez son mari 15 ans de mariage… Toujours pas un seul enfant… Sa belle mère a quitté le village voisin Pour venir rendre visite à son petit enfant A sa grande surprise ! Amina n’est pas féconde… « Si ta femme n’est pas capable de nous faire un enfant Alors libère la moi et ramène moi une féconde ! »
Compte Africain
C'est l'histoire d'un serpent, d'une hyène, d'un éléphant et d'un lion. Un jour, il décident de s'installer ensemble dans la même grotte. Pour que la cohabitation se passe bien, ils décident de se dire mutuellement la chose à ne pas faire pour que chacun y trouve son compte. Le serpent commence et dit "moi, comme tu vois, ma queue c'est la chose la plus importante pour moi, ainsi, je ne supporte pas que l'on piétine ma queue !". L'éléphant lui dit : "je suis l'animal le plus gros, mais je suis pacifiste, je ne supporte de voir quelqu'un battre un animal plus faible que lui." Le lion quand à lui dit :"moi tu vois, je suis un peu nerveux, mais par contre si l'on ne me fixe pas dans les yeux, je reste tranquille !". Arrive le tour de la Hyène de dire ce qui la dérange. La hyène répond :"Non non ! Moi je n'ai pas de problème ! Tout me va". Les autres animaux étonnés de cette réponse insistent pour savoir. La hyène rétorque encore une fois : "Non non ! Moi je n'ai aucun problème !". Très bien ! Arrivé le soir, l'éléphant et le serpent se couchent dans la chambre, et la hyène et le lion dans le salon. Alors que le lion s'est endormi la hyène ne tiens plus en place ! Elle bouge dans tous les sens, ne trouvant pas le sommeil. Le lion du coup, n'arrivant pas à s'endormir dit à la Hyène de se calmer, mais celle-ci a eu le malheur de fixer le lion dans les yeux. Le lion dit à la hyène : "Hé mon ami ! On avait dit que je n'aimais pas qu'on me fixe dans les yeux !" La hyène, gênée répond : "Ok ok, pardon... je n'ai pas fais exprès !" Le lion se rendort, et rebelotte, la hyène ne tiens pas en place, elle fixe le lion, et là c'est la bagare ! L'éléphant, entendant le bruit dans la pièce à côté se lève et surprend le lion en train de régler son compte à la hyène. Dans l'énervement, il retourne dans la chambre et sans faire attention, piétine la queue du serpent.
La morale de l'histoire : la hyène n'a pas avouée que son problème était qu'elle ne pouvait pas rester en place. Ce sont toujours ceux qui disent qu'ils n'ont pas de problème qui en ont un ! :)
DUTRONC-Fais pas ci fais pas ça
Fais pas ci, fais pas ça
Viens ici, mets toi là
Attention prends pas froid
Ou sinon gare à toi
Mange ta soupe, allez, brosse toi les dents
Touche pas ça, fais dodo
Dis papa, dis maman
Fais pas ci fais pas ça
À dada prout prout cadet
À cheval sur mon bidet
Mets pas tes doigts dans le nez
Tu suces encore ton pouce
Qu'est-ce que t'as renversé
Ferme les yeux ouvre la bouche
Mange pas tes ongles vilain
Va te laver les mains
Ne traverse pas la rue
Sinon panpan tutu
Fais pas ci fais pas ça
À dada prout prout cadet
À cheval sur mon bidet
Laisse ton père travailler
Viens donc faire la vaisselle
Arrête de te chamailler
Réponds quand on t'appelle
Sois poli dis merci
à la dame laisse ta place
C'est l'heure d'aller au lit
Faut pas rater la classe
Fais pas ci fais pas ça
À dada prout prout cadet
À cheval sur mon bidet
Tu me fatigues je n'en peux plus
Dis bonjour dis bonsoir
Ne cours pas dans le couloir
Sinon panpan tutu
Fais pas ci fais pas ça
Viens ici ôte toi de là
Prends la porte sors d'ici
Écoute ce qu'on te dis
Fais pas ci fais pas ça
À dada prout prout cadet
À cheval sur mon bidet
Tête de mule tête de bois
Tu vas recevoir une beigne
Qu'est-ce que t'as fait de mon peigne
Je ne le dirai pas deux fois
Tu n'es qu'un bon à rien
Je le dis pour ton bien
Si tu ne fais rien de meilleur
Tu seras balayeur
Fais pas ci fais pas ça
À dada prout prout cadet
À cheval sur mon bidet
Vous en faites pas les gars
Vous en faites pas les gars
Moi aussi on m'a dit ça
Fais pas ci fais pas ça
Fais pas ci fais pas ça
Et j'en suis arrivé là
Et j'en suis arrivé là
Et j'en suis arrivé là
Conférence "Apocalypse" par Michel Maffesoli
A l’affiche : « APOCALYPSE »
Conférence mercredi 14 octobre, Montpellier
« Notre époque attend sa propre apocalypse », par le Professeur
Michel Maffesoli.
Est-ce que nous approchons de la fin des temps, quelle est la véritable nature
de la
crise économique actuelle, y a-t-il un sens à nos problèmes environnementaux,
quel
étrange moteur se met en route pour une culture du XXIème siècle, quelles
valeurs
assurent encore aujourd’hui le lien social, pourquoi l’intelligentsia actuelle
est-elle
coupable de paresse intellectuelle, sont quelques-unes des questions
d’importance sur
lesquelles se penchera Michel Maffesoli.
Cette conférence, Apocalypse, vient illustrer la parution du livre du même nom,
publié
aux éditions du CNRS en janvier 2009.
Michel Maffesoli est membre de l’Institut Universitaire de France et professeur
de
sociologie à la Sorbonne (Université Paris Descartes). Il dirige le Centre
d’Étude sur
l’Actuel et le Quotidien (CEAQ) qu’il a fondé en 1982 avec Georges Balandier et
le Centre
de Recherche sur l’Imaginaire (CRI) créé en 1966 par Gilbert Durand.
Michel Maffesoli a conduit de nombreuses recherches autour de la question du
lien social
« néo-tribal » ou communautaire d’un nouveau type. Il est l’héritier des études
de la
prévalence de l'imaginaire et de la vie quotidienne dans les sociétés
contemporaines.
Mes mots :
Malgré le fait que je
sois arrivée en retard à la conférence, j’ai pu comprendre l’idée centrale de
Maffesoli. Globalement : « la mort ou la fin de quelque chose n’est
que le commencement d’autre chose ». Une idée qui est tellement rependue
dans nos esprits que je me demande si l’on ne se dit pas cela afin de ne pas céder
à la panique. Peu importe, cette vision optimiste m’a bercé tout le long de son
intervention. Entre sociologie, philosophie du bonheur, chimie organique, et
humanisme, il nous dicte quelques pensés sous formes de phrases (dictons),
parfois en italien, parfois en latin, en prenant toujours soin de nous livrer, par
la racine, le vrai sens des mots que nous utilisons tous les jours. Voici
quelques phases de son intervention :
Ses mots :
La modernité a été une
sorte d’orgie, une énergie qui reste dans le présent, qui ne se projette pas
dans le futur.
Le manque vient
toujours de la richesse, et l’on se rend compte que l’on manque de quelque
chose à cause de cette richesse.
Le peuple ne se reconnaît
plus dans les personnes qui sont censées les représenter. Mais il existe
aujourd’hui une puissance sociétale
qui est alternative à un certain pouvoir
(celui des politiques).
La délivrance se
trouve au cœur de l’abime. La modernité s’est développée en réduisant les
choses : L’autre est devenu le contrat social. Le divin est devenu Dieu. La
nature est devenue l’environnement.
La mutation actuelle
ne vient pas de dehors mais de l’intérieur des choses. La genèse nait du
déclin.
Les sociétés anglo-saxonnes
nous on guidé vers le dramatique. Le dramatique
n’accepte pas son état, et cherche toujours une solution, une délivrance, il
est optimiste, « on y arrivera ». Aujourd’hui, les sociétés méditerranéennes,
latines, nous tirent vers le tragique,
c'est-à-dire vers l’acceptation de notre sort, le tragique ne cherche pas de
solution pour le futur, mais vit.
« On vit malgré
tout ».
« L’enfer est
pavé de bonnes intentions ». Les camps de concentrations ont été créés par
cette utopie du siècle du dramatique. L’utopie vient souvent de ce désir d’accéder
à la perfection.
Nous arrivons
actuellement à saturation. En chimie, la saturation c’est deux molécules qui ne
peuvent plus cohabiter, mais ce rejet crée alors une nouvelle substance
chimique.
Nous sommes en train
de revenir à la vraie culture, celle que Claude Lévi-Strauss décrit : « La
vraie culture ce n’est pas celle qui suit un modèle bien définit, mais les
petits bricolages de la vie de tous les jours. » Et ce petit bricolage est
en train de reprendre de la vigueur. On est toujours attiré par l’envie de
suivre un modèle, mais il faudrait revenir à la notion d’expérience (péri = périr =
la mort). C'est-à-dire essayer et échouer, c’est comme cela que l’on apprend la
vie et que l’on grandi.



